Islam > Coran > Tajwid > Questions sur le waqf
Mis à jour le 27 octobre 2026
📖 7 min de lectureCette notion n'est pas détaillée dans ce module ; voir le livre قواعد التجويد sur la récitation de Hafs.
Toutes les catégories mentionnées par les savants se ramènent aux quatre catégories citées par Abû 'Amr ad-Dânî et Ibn al-Jazârî : tâm (complet), kâfî (suffisant), hassan (beau) et qabîh (laid). Le type de l'arrêt est déterminé par les rapports entre l'expression qui précède et celle qui suit : le rapport par la forme, le sens propre de chaque expression et le contexte général du sujet.
Cette notion n'est pas détaillée dans ce module ; voir le livre قواعد التجويد sur la récitation de Hafs.
Le waqf tâm est ce dont ce qui précède n'a aucun rapport avec ce qui suit, ni par la forme ni par le sens : la première expression est complète à tous égards et indépendante de l'autre. Son exemple : أُوْلَئِكَ عَلَى هُدًى مِنْ رَبِّهِمْ وَأُوْلَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ, où l'arrêt sur الْمُفْلِحُونَ est tâm, car ce qui suit ouvre un sujet nouveau, comme le montre son ouverture par إِنَّ. Les subdivisions détaillées du tâm ne sont pas détaillées dans ce module ; voir le livre قواعد التجويد sur la récitation de Hafs.
Le waqf kâfî est ce dont ce qui précède n'a aucun rapport par la forme avec ce qui suit, chacune des deux expressions étant une phrase profitable en elle-même, alors qu'il demeure un rapport dans le sens général et le contexte du sujet. Il a été nommé kâfî parce que la première phrase suffit à elle-même sans ce qui suit, tout en demeurant dans le même contexte. Son jugement : l'arrêt y est permis. Exemple : إِنَّ الْمُلُوكَ إِذَا دَخَلُوا قَرْيَةً أَفْسَدُوهَا وَجَعَلُوا أَعِزَّةَ أَهْلِهَا أَذِلَّةً وَكَذَلِكَ يَفْعَلُونَ, où l'arrêt sur أَذِلَّةً est kâfî.
Le waqf hassan est ce dont ce qui précède est rattaché à ce qui suit par la forme et par le contexte du sujet, mais où la première phrase est profitable en elle-même, tandis que la deuxième ne l'est pas et ne s'achève que par la première. Il a été nommé hassan car l'arrêt y est permis et beau, mais la reprise ne convient pas : le lecteur qui veut reprendre répète la première phrase. Exemple : الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ, où l'arrêt sur الْحَمْدُ لِلَّهِ est hassan, car رَبِّ est l'attribut et الله le décrit, et on ne peut séparer l'attribut du décrit. Les subdivisions détaillées du hassan ne sont pas détaillées dans ce module ; voir le livre قواعد التجويد sur la récitation de Hafs.
Le rapport par la forme (ta'alluq lafzhî) est le lien grammatical entre les deux expressions : l'attribut et le décrit, l'état (hâl) et celui qui l'a, le relatif et sa clause, le verbe et son sujet. Le rapport par le sens (ta'alluq ma'nawî) est l'unité du sens et du contexte général du sujet entre ce qui précède et ce qui suit. C'est la présence de ces rapports, ou de l'un d'eux, qui détermine le type du waqf : aucun rapport → tâm ou kâfî ; rapport par la forme avec première phrase profitable → hassan ; chacune des deux expressions a besoin de l'autre → qabîh.
Le waqf qabîh est ce dont ce qui précède se rattache à ce qui suit par la forme et par le sens, avec un rapport si fort qu'aucune des deux phrases ne forme à elle seule une phrase profitable. Il a été nommé qabîh parce qu'il sépare deux parties du sens rattachées, au point d'introduire un désordre dans le sens ou de laisser entendre un sens faux : si le lecteur le fait délibérément, il pèche, et cela peut même le conduire à la mécréance.
Parmi les types du waqf qabîh : إِنَّ اللَّهَ لا يَسْتَحْيِي et لا تَقْرَبُوا الصَّلاةَ ; إِنَّمَا يَسْتَجِيبُ الَّذِينَ يَسْمَعُونَ وَالْمَوْتَى ; مَنْ يَهْدِ اللَّهُ فَهُوَ الْمُهْتَدِ وَمَنْ يُضْلِل ; وَتَرَكْنَا يُوسُفَ عِنْدَ مَتَاعِنَا فَأَكَلَهُ. Le plus laid est celui qui introduit un désordre dans le sens ou laisse entendre un sens faux ; est laid aussi tout arrêt qui sépare deux parties du sens rattachées par la forme. Son jugement : ni l'arrêt ni la reprise ne conviennent (le signe « لا » dans le mushaf).
L'ibtidâ' est le fait d'entamer la lecture, que ce soit après une coupure (qat') suivie d'un détournement d'elle, ou après un waqf. Il est de deux types : l'ibtidâ' beau (hassan), par lequel il est permis : c'est l'ibtidâ' par une parole autonome dans son sens, de sorte que l'on ne change pas ce qu'Allah le Très-Haut a voulu ; et l'ibtidâ' laid (qabîh), par lequel il n'est pas permis : c'est l'ibtidâ' par une parole qui corrompt le sens, l'anéantit ou le change, comme entamer par أَبِي لَهَبٍ ou يَدُ اللَّهِ مَغْلُولَةٌ.
Le sakt dans la langue : l'interdiction. En terminologie : l'interruption de la voix sur le mot coranique un très bref instant, sans reprendre le souffle, d'une durée de deux mouvements, conditionné par la transmission auditive. Le sakt obligatoire chez Hafs est en quatre endroits : عِوَجًا dans al-Kahf, مَرْقَدِنَا dans Yâ-Sîn, مَنْ رَاقٍ dans al-Qiyâma, et بَلْ رَانَ dans al-Muţaffifîn. Le sakt permis est en deux endroits : entre al-Anfâl et Barâ'a, et sur le hâ' de مَالِيَهْ، هَلَكَ dans al-Hâqqa, où le sakt est le mode prioritaire dans l'exécution.