Islam > Coran > Tajwid > Mots coupés par consensus
Mis à jour le 27 octobre 2026
📖 3 min de lectureIls se limitent à six mots, exposés comme suit.
« أَنْ », hamza ouverte et nûn allégée, avec « لم » : il est coupé par consensus des mashaif, là où il apparaît dans le Coran, comme : ذَلِكَ أَنْ لَمْ يَكُنْ رَبُّكَ مُهْلِكَ الْقُرَى بِظُلْمٍ ¹ (al-An'âm), كَأَنْ لَمْ تَغْنَ بِالْأَمْس ² (Yunus), أَيَحْسَبُ أَنْ لَمْ يَرَهُ أَحَدٌ ¹ (al-Balad), et d'autres positions semblables.
« عن » avec « من » relatif : il est coupé par consensus des mashaif, et cela en deux positions :
« حيث » avec « ما » : il est coupé par consensus des mashaif, en deux positions :
« أَيًّا » avec « ما » : il est coupé par consensus des mashaif, et il n'apparaît que dans une seule position, la parole du Très-Haut : أَيًّا مَا تَدْعُوا فَلَهُ الْأَسْمَاءُ الْحُسْنَى ⁶ (al-Isrâ').
Il y a sur ce verset une divergence : l'arrêt sur « أيَّا » ou sur « ما » ? L'opinion répandue est que l'arrêt est permis sur « أَيًّا » ou sur « ما » en cas de nécessité ou d'examen, comme l'a choisi l'imam Ibn al-Jazarî dans an-Nachr.⁷ Mais il est obligatoire de commencer par « أَيَّا ». L'auteur de Lâ'âlî al-Bayân y fait allusion en disant :
.................................. ... كوقف أَيًّا مَا بأيا أو بما
« ابن » avec « أم » : les mashaif se sont unanimes sur la coupure du mot « ابن » d'avec « أم » dans la parole du Très-Haut : قَالَ ابْنَ أُمَّ إِنَّ الْقَوْمَ اسْتَضْعَفُونِي ⁸ (al-A'râf).
Sur ce, l'arrêt de nécessité ou d'examen est permis sur chacun de « ابن » ou « أم », mais il est obligatoire de commencer par « ابن » et non par « أم ».
« إِلْ » avec « ياسين » dans la parole du Très-Haut : سَلامٌ عَلَى إِلْ يَاسِينَ ¹ (as-Sâffât). Hafs et ceux qui le suivent l'ont lu avec la kasra de la hamza sans madd, avec le sâkina du lâm ; le mot est alors un seul, bien que séparé par l'écriture, et il n'est pas permis de couper l'un des deux d'avec l'autre, pas plus qu'il n'est permis, d'un commun accord, de suivre le rasm en y faisant arrêt. Cette expression n'a pas d'équivalent dans le Coran.²
Quant à celui qui lit « ءَالِ » avec la fatha de la hamza, la kasra du lâm et un alif entre eux, en le séparant de ce qui suit : la coupure y est alors permise par arrêt, pour la nécessité ou l'examen. On entend alors par là les descendants de Yâsin et ses compagnons.³
À ces jugements fait allusion l'auteur de Lâ'âlî al-Bayân en disant :
وجاء إل ياسين بانفصال ... وصح وقف من تلاها آل