Islam > Coran > Tajwid > Jugement de l'alif
Mis à jour le 27 octobre 2026
📖 3 min de lectureLa première lettre : l'alif.
Le premier état : l'alif maintenue dans la graphie, à l'arrêt et dans la liaison, comme dans la première figure ; on s'y arrête avec le maintien, comme يَكَادُ سَنَا بَرْقِهِ ¹.
Elle compte huit types :
L'alif dans tous ces types est maintenue à l'arrêt, pour son maintien dans la graphie, et supprimée en liaison.
L'alif maintenue dans la graphie et supprimée dans la liaison, avec permission des deux avis à l'arrêt, c'est-à-dire le maintien et la suppression : cela ne concerne qu'un seul mot, « salâsila », dans إِنَّا أَعْتَدْنَا لِلْكَافِرِينَ سَلاسِلا ¹ dans l'insurrection (al-Insân). L'avis de son maintien à l'arrêt suit son maintien dans la graphie et s'accorde avec la lecture de celui qui la porte le tanwîn ; car lorsqu'on s'y arrête, on s'arrête avec le maintien. Quant à l'avis de la suppression, il est contre la règle et prend en compte la liaison ², car elle est supprimée lorsqu'on la lie.
L'alif maintenue dans la graphie et supprimée à l'arrêt et dans la liaison, contre la règle : cela concerne deux mots.
Le premier : « Thamûd », en quatre endroits :
Le maintien de l'alif dans la graphie y autorise la lecture de celui qui la porte le tanwîn en liaison : lorsqu'on s'y arrête, on substitue le tanwîn par un alif ; et sa suppression à l'arrêt suit sa suppression en liaison, contre la règle.
Le second : « qawârîr » au deuxième endroit de قَوَارِيرَ مِنْ فِضَّةٍ ⁷ dans l'insurrection (al-Insân). L'alif des deux mots est donc supprimée à l'arrêt et en liaison.
Comme dans la deuxième figure précédente : يؤتَ de وَلَمْ يُؤْتَ سَعَةً مِنَ الْمَالِ ⁸ dans al-Baqara, dont l'alif est supprimée par le jussif ; وَانْهَ de وَانْهَ عَنِ الْمُنْكَرِ ¹ dans Luqmân, dont l'alif est supprimée par la forme (de l'impératif) ; بِمَ de فَنَاظِرَةٌ بِمَ يَرْجِعُ الْمُرْسَلُونَ ². Tout « mâ » interrogatif sur lequel est entrée une particule de génitif a son alif supprimée dans la graphie : « bima, lima, fîma, 'ammâ, mimmâ » ; mais on s'arrête sur les trois premiers avec le sâkina du mîn allégé, et sur les deux derniers avec son sâkina et le chadda.